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  • Quelles perspectives alors que la fréquentation des églises baisse?
    Quelles perspectives alors que la fréquentation des églises baisse? - photo d'illustration © cottonbro studio / pexels.com

    Blog À la croisée des chemins

    La réalité est têtue. Même si les statistiques ne disent pas l’essentiel quand il s’agit de religion, certains chiffres sont implacables. Dans notre Église, les participants réguliers aux liturgies diminuent encore, les prêtres se font rares et beaucoup sont fatigués, les célébrations en périphéries deviennent occasionnelles, il est difficile de trouver et de motiver des bénévoles pour assumer les services indispensables.

    Certes, il faut être reconnaissant pour tous ceux - et surtout celles - qui continuent d’animer nos communautés par leurs engagements généreux. Mais l’impression demeure, d’une Église en forte récession, comme le confirment certaines enquêtes qui signalent désormais en Suisse les sans-religion comme le premier groupe en nombre d’adhérents.

    Avec courage, les responsables de notre Église ont pris conscience de cette situation, par ailleurs très liée à l’évolution globale de notre société emportée par une vague de sécularisation. Chacun comprend maintenant que nos communautés, surtout dans le maillage paroissial, doivent passer par des réformes profondes dans l’organisation et l’animation.

    L’esprit synodal, si cher à notre pape François, invite tous les acteurs de la pastorale à revoir leur façon de vivre leur mission évangélique et ecclésiale. À condition de le faire dans une atmosphère de participation par la prière, le discernement lucide et les partages fraternels, y compris dans la distribution des responsabilités.

    À partir du chemin déjà parcouru chez nous, on peut mettre en exergue certains choix désormais activés, même si les résultats sont encore à évaluer. Le changement principal s’opère autour de la notion de «pôle», à savoir la concentration des rassemblements liturgiques et pastoraux en des lieux centraux qui permettent d’offrir davantage de services communautaires. Oui, qu’il y ait des opportunités de se retrouver plus nombreux et plus fervents, de sorte qu’on éprouve l’envie de revenir et, si possible, de participer plus activement.

    «Les églises désormais peu fréquentées ne vont-elles pas devenir des édifices délaissés?»

    Dans ce contexte de restructuration, que deviennent alors les communautés plus périphériques, voire excentrées? Les croyants les plus motivés ne manqueront pas de faire quelques efforts pour venir dans les pôles puiser leur nourriture spirituelle et même offrir leurs services. Après tout, la mobilité facilitée doit aussi profiter à la vitalité de nos communautés chrétiennes. D’ailleurs quelques (rares) messes dominicales, et parfois l’une ou l’autre messe en semaine, ne privent pas totalement d’alimentation eucharistique les personnes qui ne peuvent pas accéder à la centrale dédiée.

    Je crains cependant que se perdent dans ces périphéries plutôt rurales le besoin des rassemblements communautaires et l’occasion des célébrations festives. Même les églises, désormais peu fréquentées -quand elles ne sont pas fermées-, ne vont-elles pas devenir des édifices délaissés? Même si, chez nous, elles sont encore bien entretenues. Je suis hanté par certaines visites dans la France profonde, qui offrent le spectacle désolant de sanctuaires empoussiérés, carrément à l’abandon.

    Pour éviter cela dans notre monde rural ou dans les banlieues, pourquoi ne pas miser davantage sur la foi des gens, même s’ils sont seulement un petit nombre? Ne pourrait-on pas susciter et encourager des rassemblements dominicaux d’écoute de la parole de Dieu et de prière, là où le prêtre ne peut plus venir célébrer la messe habituelle?

    «Pourquoi ne pas remettre en question les conditions d’accès au ministère presbytéral»

    Dans la spiritualité catholique, on connaît et apprécie, à juste titre, la ferveur eucharistique, si possible jusqu’à la communion. Pourquoi, au moins à certaines fêtes ou lors de certains évènements, ne pas autoriser la distribution de la sainte communion par des diacres et des laïcs préparés et mandatés en vue de ce si beau ministère? A-t-on promu une vraie politique de formation à cet effet, sans nouveau cléricalisme, mais avec le sens des responsabilités missionnaires?

    Sans doute y a-t-il dans de telles pratiques une certaine «anomalie théologique» puisque chaque rassemblement eucharistique devrait être présidé en direct par un prêtre. Mais puisque, dans notre Église, on encourage tellement l’adoration du Saint-Sacrement, pourquoi ne pas faire un pas de plus, à titre exceptionnel, et là où c’est fructueux, en permettant le don de la communion certains dimanches, dans des célébrations en absence ou en attente de prêtre?

    Bien sûr, il faudrait avoir encore d’autres audaces. Pourquoi ne pas remettre en question les conditions d’accès au ministère presbytéral afin que toute communauté, y compris dans les périphéries, puisse bénéficier d’une telle présence apostolique de proximité et d’animation? Mais c’est encore une autre question!

    Claude Ducarroz

    26 février 2025

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