La Russie condamnée à dédommager le groupe punk «Pussy Riot»
Par un jugement de la Cour européenne des droits de l’homme concernant les conséquences d’une intervention brutale de la police, la Russie a été condamné à verser des indemnités au groupe punk «Pussy Riot». Le tribunal a accordé aux cinq plaignantes un dédommagement de 15’000 euros chacune.
Selon la décision publiée à Strasbourg, l’action des forces de sécurité russes contre le groupe contestataire en 2014 à Sotchi a violé l’interdiction des traitements inhumains ou dégradants ainsi que le droit à la liberté d’expression. Le tribunal a accordé aux cinq plaignantes un dédommagement de 15 000 euros chacune.
A coups de fouet et de spray au poivre
Lors de leur tentative d’interpréter une chanson de protestation pendant les Jeux olympiques d’hiver de Sotchi, le groupe avait été victime de violences physiques de la part des forces de sécurité, de coups de fouet de cheval et de jets de spray au poivre.
Les musiciennes ont fait valoir devant la Cour des droits de l’homme que l’État était responsable de la violence policière et qu’il voulait ainsi empêcher leur prestation. Le recours à la violence est injustifiable dans une société démocratique. De plus, selon les membres des «Pussy Riot», les autorités russes n’ont pas enquêté de manière appropriée sur l’incident.
La Russie n’est plus membre du Conseil de l’Europe
En raison de son agression contre l’Ukraine, la Russie n’est plus membre du Conseil de l’Europe, dont la Cour européenne des droits de l’homme est l’un des organes. Les jugements qui se rapportent à des actes de la Russie avant le 16 septembre 2022 restent néanmoins contraignants. Toutefois, la Cour de Strasbourg n’a guère de possibilités de faire appliquer ses jugements. (cath.ch/kna/mp)